À la suite de 3 000 décès enregistrés sur les routes en 2025, le Ghana renforce son dispositif de contrôle des automobilistes. Désormais, la police mise sur des caméras et des notifications électroniques pour identifier certaines infractions, notamment les excès de vitesse.
Ghana : comment fonctionne ce dispositif routier des caméras connectées ?
La police ghanéenne a mis en place un nouveau dispositif numérique pour constater les infractions au Code de la route. En effet, depuis le dimanche 1er novembre, le système TraffiTech-GH fait usage de caméras et d’équipements de mesure de vitesse. L’objectif est de détecter les automobilistes en infraction et de leur transmettre des avis électroniques. La première phase de ce dispositif porte principalement sur les excès de vitesse, notamment sur les axes identifiés comme perméables aux accidents.
Le dispositif fonctionne à partir de caméras fixes ou mobiles. Ces dernières sont embarquées dans des véhicules de police, mais aussi sur des appareils de mesure laser. Les informations enregistrées sont transmises aux services du Motor Traffic and Transport Department. À leur niveau, ils les examinent avant de valider une éventuelle infraction. Par la suite, le propriétaire du véhicule reçoit un avis par SMS. Cet avis précise notamment le numéro d’immatriculation, le lieu, la date et l’heure de l’infraction, ainsi que le montant de l’amende. L’individu peut alors consulter les éléments de preuve sur le portail officiel des services publics ghanéens.
Les automobilistes ont un délai de 14 jours pour régler l’amende ou contester la notification en ligne. Le paiement est possible par Mobile Money ou carte bancaire. Des pénalités sont également prévues en cas de retard. La police indique que les dispositifs de contrôle de vitesse sont homologués et régulièrement étalonnés par la Ghana Standards Authority afin de garantir leur fiabilité.
Par ailleurs, la documentation du service indique également d’autres infractions telles que le franchissement d’un feu rouge, le défaut de port de la ceinture de sécurité, l’absence d’assurance ou l’utilisation d’un permis expiré.
