Abdoulaye Bio Tchané a pris les rênes du Conseil économique et social (CES) du Bénin ce mercredi 22 juillet 2026, lors de la mise en place de la 8e mandature de l’institution à Cotonou. Le lendemain, le nouveau président a dévoilé sur sa page Facebook les quatre piliers qui guideront l’action du CES jusqu’en 2031.
Bénin : ce que Bio Tchané veut faire au Conseil économique et social
Les ambitions de Bio Tchané pour le Conseil économique et social désormais connues. Ce sont au total, quatre piliers pour une mandature ambitieuse. Le programme de Bio Tchané s’articule autour de quatre axes. Le premier porte sur l’utilité de l’institution, appelée à dépasser sa seule vocation consultative pour se pencher sur des sujets concrets. Il s’agit notamment de l’environnement, l’insertion de la jeunesse, l’emploi, la souveraineté alimentaire, la sécurité et inclusion sociale.
Le deuxième pilier vise la proximité citoyenne, à travers le dialogue social et des missions de terrain destinées à faire connaître aux populations les évolutions légales qui les concernent directement. Le troisième concerne le dialogue entre institutions de la République, avec la volonté de redynamiser l’instance de concertation des présidents d’institutions. Le quatrième, enfin, porte sur l’ouverture internationale, avec le renforcement des liens avec l’UCESIF, l’AICESIS et l’UCESA.
Sur la méthode, le nouveau président a affiché une volonté de gouvernance partagée. « Je m’y engage dès aujourd’hui, en capitalisant sur l’expertise de chacun d’entre vous », a-t-il laissé entendre.
Bio Tchané à la tête du CES, un profil taillé pour le poste
Économiste de formation, ancien président de la Banque ouest-africaine de développement et ex-directeur du département Afrique du FMI, Abdoulaye Bio Tchané apporte à la tête du CES une expertise économique et institutionnelle de premier plan. Président du Bloc républicain, il incarne également une figure politique de premier rang du paysage béninois. Sous sa direction, le CES dont les origines remontent à la Constitution du 28 février 1958 et qui avait été reconstruit par la loi organique de 1992 avant une réforme en juillet 2024 entame un nouveau chapitre de son histoire.
Abdoulaye Bio Tchané succède à Conrad Gbaguidi, désormais premier vice-président du CES et, à ce titre, nouveau Médiateur de la République. Pascal Essou complète le bureau au poste de deuxième vice-président. L’ancien ministre d’État chargé du Développement avait renoncé à son mandat de député pour rejoindre le CES au titre du contingent national désigné par le chef de l’État.
