Plus de 200 personnes ont manifesté samedi 5 septembre 2026 dans les rues de Dakar pour dénoncer la hausse du coût de la vie. À l’appel du collectif « 30 jours pour le juste prix », les manifestants ont notamment protesté contre l’augmentation des prix des produits de première nécessité et du logement.
Sénégal : des centaines de manifestants à Dakar contre la vie chère
Partis du quartier des Castors, les participants ont marché jusqu’au rond-point du Jet d’eau, à Grand-Dakar. Certains portaient des paniers vides, symbole des difficultés rencontrées par de nombreux ménages face à la hausse des prix.
Le coût de l’alimentation figure parmi les principales préoccupations des manifestants. Selon des témoignages recueillis sur place, le prix du kilogramme de viande aurait augmenté de 30 % en un an. La préparation du thiéboudiène, plat emblématique du Sénégal, peut désormais représenter une dépense importante pour certaines familles.
« Ça fait quatre mois que je ne mange plus de viande, que je ne mange que du poisson », témoigne Aïcha, une manifestante qui estime que les classes moyennes sont particulièrement touchées par la situation.
Logement, carburant et électricité, les points avancés par les assaillants
Au-delà des produits alimentaires, les manifestants dénoncent également le coût du logement et de plusieurs services à Dakar. « Les agences immobilières et les propriétaires doivent savoir qu’ils ne sont pas à Paris, à Bruxelles ou à New York, mais à Dakar », a lancé Boully Galissa, chef de cabinet du maire de Dakar, présent à titre personnel et cité par RFI.
Le mouvement, qui se présente comme apolitique, rassemble des citoyens et des influenceurs mobilisés autour de la campagne « 30 jours pour le juste prix ».
Faut-il le rappeler, la manifestation se tient ainsi dans un contexte économique sensible pour le Sénégal, avec une dette publique élevée et de nouvelles discussions avec le Fonds monétaire international.
L’annonce de la fin progressive des subventions généralisées à l’électricité suscite également des inquiétudes. Plusieurs citoyens redoutent que les réformes économiques à venir ne se traduisent par une pression supplémentaire sur le budget des ménages.