Zimbabwe : arrestation de la belle-fille du président pour blanchiment et trafic de drogue

Paul Danongbe
3 min
Emmerson Mnangagwa, Président du Zimbabwe

La justice zimbabwéenne a refusé la mise en liberté sous caution de Kelsea Tafirenyika, belle-fille du président Emmerson Mnangagwa. Inculpée notamment pour blanchiment d’argent et trafic de drogue, la jeune femme de 22 ans restera en détention pendant la poursuite de la procédure.

Kelsea Tafirenyika reste en détention pour crainte de fuite selon la justice zimbabwéenne

Au Zimbabwe, la belle-fille du président inculpée pour blanchiment d’argent et trafic de drogue reste en détention. Le magistrat du tribunal d’Harare a estimé que le risque de fuite à l’étranger était trop important pour justifier une libération sous caution. Le parquet a notamment mis en avant les nombreux biens immobiliers détenus par Kelsea Tafirenyika, dont certains se trouvent hors du Zimbabwe, notamment en Afrique du Sud et à Dubaï.

Selon les premiers éléments de l’enquête, plus d’une quinzaine de propriétés seraient enregistrées à son nom, pour une valeur totale dépassant 9 millions de dollars. Les autorités cherchent notamment à déterminer l’origine des fonds ayant permis leur acquisition.

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Drogue et fausse identité detéctées par la justice de Zimbabwe

L’enquête porte également sur des véhicules de luxe et sur la découverte présumée de produits pharmaceutiques réglementés. Interpellée début août à son domicile de Greystone Park, un quartier huppé d’Harare, Kelsea Tafirenyika aurait été retrouvée, selon la police, en possession de près de 200 ampoules de péthidine et de morphine. Cinq joints de cannabis auraient également été découverts dans son véhicule.

La jeune femme fait par ailleurs l’objet de poursuites pour possession d’une fausse pièce d’identité. Le document comportait sa photographie mais était établi au nom de « Gertrude Bazea ». Kelsea Tafirenyika conteste les accusations et affirme que cette pièce aurait été fabriquée à l’aide de l’intelligence artificielle.

Ses avocats dénoncent une affaire à caractère politique et évoquent une machination visant la famille présidentielle. La prévenue, présentée comme la seconde épouse de Collins Mnangagwa, fils du chef de l’État, nie les faits qui lui sont reprochés.

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En attendant la suite de la procédure judiciaire, Kelsea Tafirenyika demeure donc derrière les barreaux. L’affaire suscite une attention particulière au Zimbabwe en raison de ses implications judiciaires, financières et politiques.

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