La plateforme américaine de réservation de voitures avec chauffeur Uber met fin à ses activités au Nigeria et en Ouganda. Annoncé le mercredi 2 septembre 2026, ce retrait intervient dans le cadre d’une restructuration mondiale du groupe.
Uber recentre ses activités en Afrique après son retrait du Nigeria et de l’Ouganda
Uber tourne une nouvelle page de son histoire en Afrique. Après douze années de présence au Nigeria, la plateforme a annoncé mercredi 2 septembre la désactivation immédiate de son application dans le pays. L’entreprise met également fin à ses activités en Ouganda.
Pour justifier cette décision, le groupe évoque un « examen approfondi de ses activités », dans un contexte de restructuration de ses opérations à l’échelle mondiale.
Le départ du Nigeria constitue néanmoins un tournant important pour la plateforme. Uber s’y était progressivement imposé comme l’un des principaux acteurs du transport avec chauffeur et comptait, à son apogée, plus de 5 000 chauffeurs partenaires.
Uber rattrapé par une concurrence de plus en plus forte
Au fil des années, la position d’Uber sur le marché nigérian s’est toutefois érodée. La plateforme a dû faire face à la montée en puissance de concurrents comme Bolt et inDrive, qui ont réussi à conquérir une part importante des utilisateurs.
Le paysage du transport à la demande s’est également diversifié avec l’arrivée d’acteurs bénéficiant d’un soutien des autorités publiques, à l’image de LagRide.
Cette évolution a rendu le marché plus difficile pour Uber, alors que les habitudes des utilisateurs et les modèles économiques des plateformes de mobilité évoluaient rapidement.
En Ouganda, la situation est similaire. Uber a notamment été confronté à la concurrence de plateformes comme SafeBoda et Yango, qui ont réussi à s’implanter durablement sur le marché local.
Le retrait des deux pays apparaît ainsi comme le résultat d’une combinaison entre les choix stratégiques du groupe et les difficultés rencontrées sur des marchés devenus particulièrement concurrentiels.
C’est une présence africaine désormais plus ciblée pour Uber. Car, pour l’entreprise, le marché africain reste donc stratégique, mais la nouvelle carte de ses opérations montre une volonté de concentrer ses ressources sur les pays où son modèle présente les meilleures perspectives de croissance.