Le Fonds d’investissement communal (FIC), appelé à succéder au Fonds d’appui au développement des communes (FADeC), poursuit son installation institutionnelle avec la nomination officielle de son conseil d’administration par Patrice Talon.
Bénin : Patrice Talon installe la gouvernance du Fonds d’investissement communal
Les membres du Conseil d’Administration du Fonds d’investissement communal sont désormais connu. Créé par décret en septembre 2025, le FIC est conçu comme le principal mécanisme de soutien financier et technique aux communes béninoises. Son conseil d’administration, désormais constitué, est composé de représentants de l’État et des collectivités locales, chargés de superviser la gestion stratégique de l’institution.
À la présidence de cette instance a été désigné Albert Montcho, représentant du ministère de l’Économie et des Finances. Il aura notamment pour mission de veiller au contrôle de la gestion du directeur général du Fonds, de convoquer les sessions du conseil et de coordonner les relations entre l’administration et les autres membres.
Le conseil comprend également Monhévèdo Prince Audrey Sohou pour le ministère de l’Économie et des Finances, Comlanvi Alain Honou au titre de la Présidence de la République, Comlan B. Thierry Tonassoumi Tonou pour le ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, ainsi que Mémanton Boni Yalla représentant le ministère du Cadre de vie et des Transports.
Les collectivités territoriales y sont représentées par deux maires désignés par l’Association nationale des communes du Bénin. Il s’agit de Luc Gnacadja, maire de Cotonou, et Christian Houétchénou, maire de Ouidah. Leur mandat, comme celui des autres administrateurs, est fixé à trois ans à compter de leur installation.
Pensé comme un levier structurant pour le développement local, le Fonds d’investissement communal a pour vocation de renforcer les capacités financières des communes, d’améliorer leur accès aux ressources et de soutenir leurs projets d’investissement. Il interviendra notamment dans la mobilisation de financements auprès de l’État, des partenaires techniques et financiers, mais aussi des marchés et établissements bancaires.
Au-delà du financement, le FIC devra également jouer un rôle de régulation territoriale à travers des mécanismes de péréquation visant à réduire les inégalités entre communes. L’institution accompagnera en outre les collectivités dans la maîtrise d’ouvrage, le suivi des projets et l’amélioration de leurs performances en matière de gestion locale.
