Le Mondial 2026 s’ouvre ce jeudi 11 juin 2026 avec avec 48 équipes qualifiées, 104 rencontres au programme et des milliers de kilomètres à parcourir entre les différentes villes hôtes.
La Coupe du monde de tous les superlatifs ouvre ses portes
Le coup d’envoi sera donné au mythique stade Aztèque de Mexico, qui entre encore un peu plus dans la légende en accueillant pour la troisième fois un match d’ouverture de Coupe du monde, après les éditions de 1970 et 1986. Le Mexique affrontera l’Afrique du Sud dans une affiche qui rappelle l’ouverture du Mondial 2010.
Cette édition porte l’empreinte du président de la FIFA, Gianni Infantino. En élargissant le tournoi à 48 nations, l’instance mondiale du football a considérablement augmenté le nombre de matchs, les revenus commerciaux et l’audience potentielle de la compétition. Une stratégie qui suscite autant d’enthousiasme que de critiques, notamment en raison du coût élevé des billets et de l’empreinte environnementale générée par les déplacements entre les seize stades répartis sur le continent nord-américain.
Mais ce Mondial ne se résume pas au football. Il s’ouvre dans un contexte international tendu, marqué par le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. La politique migratoire américaine, durcie depuis plusieurs mois, pèse déjà sur l’organisation du tournoi. Plusieurs délégations ont rencontré des difficultés administratives pour obtenir leurs visas, tandis que certains supporters craignent des restrictions à leur arrivée sur le territoire américain.
Le pari géant de la FIFA sous l’ombre de Donald Trump
L’ombre du président américain plane également sur le Mondial 2026. Très impliqué dans la préparation de l’événement, Donald Trump apparaît comme un acteur incontournable de ce Mondial, au point que certains observateurs parlent déjà d’une Coupe du monde fortement politisée.
Sur le terrain, l’Afrique sera représentée par dix sélections, un record historique. Le Maroc, demi-finaliste surprise en 2022, le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou encore la RDC nourrissent de grandes ambitions. De nouvelles nations comme l’Ouzbékistan, Curaçao ou Haïti découvriront également la plus prestigieuse des compétitions internationales.
Les favoris traditionnels restent toutefois au rendez-vous. L’Argentine de Lionel Messi défendra son titre face à une concurrence féroce incarnée par la France, l’Espagne, le Portugal ou encore le Brésil.
La Coupe du monde 2026 sera également celle des adieux. Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, Neymar, Mohamed Salah ou Sadio Mané devraient disputer leur dernière phase finale mondiale. D’autres figures emblématiques comme Luka Modric, Kevin De Bruyne ou Manuel Neuer approchent elles aussi de la fin d’un parcours exceptionnel sous les couleurs de leur sélection.
Entre gigantisme assumé, enjeux politiques, promesses sportives et dernières apparitions de plusieurs légendes, le Mondial 2026 s’annonce comme l’une des éditions les plus marquantes de l’histoire du football. Reste désormais à savoir si le spectacle sur le terrain sera à la hauteur de l’immense attente qu’il suscite à travers le monde.

