Macky Sall, seul candidat africain en lice pour le Secrétariat général de l’ONU a présenté jeudi 23 juillet 2026, sa vision devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. À une semaine de l’ouverture officielle du processus de désignation du successeur d’António Guterres, l’ancien président du Sénégal a mis en avant son ambition de moderniser une organisation confrontée à de multiples crises.
ONU : Macky Sall défend sa vision pour succéder à António Guterres
Macky Sall dévoile son projet de réforme au Secrétariat général de l’ONU. Pendant près de 90 minutes, les six candidats en compétition ont répondu aux questions d’États membres, de fonctionnaires des Nations unies et de représentants de la société civile. Aux côtés de l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, de Maria Fernanda Espinosa, Rafael Grossi, Rebeca Grynspan et Carolyn Rodrigues-Birkett, Macky Sall a défendu son projet pour l’avenir de l’organisation.
C’est une ONU plus efficace et tournée vers l’innovation que défend le candidat africain. L’ancien chef de l’État sénégalais a plaidé pour une transformation du fonctionnement des Nations unies. Selon lui, l’organisation doit adapter ses méthodes de travail aux nouveaux défis, notamment ceux liés à la révolution numérique et à l’intelligence artificielle.
« Il nous faut réinterroger nos méthodes de travail. Nous avons 40 000 mandats aujourd’hui qui ont été activés, plus de 27 000 réunions annuelles. L’impact doit être prouvé », a-t-il déclaré, estimant que l’efficacité de l’institution doit désormais primer sur l’accumulation des procédures.
Le rôle de médiateur au cœur de son projet
Interrogé sur les conflits internationaux, Macky Sall a insisté sur la mission de médiation qui incombe au secrétaire général des Nations unies. À ses yeux, le titulaire du poste doit pouvoir dialoguer avec toutes les parties, sans distinction, afin de préserver les canaux diplomatiques.
S’appuyant sur son expérience à la tête de l’Union africaine au début de la guerre en Ukraine, il a rappelé avoir rencontré aussi bien les autorités russes que les dirigeants ukrainiens. Pour lui, le secrétaire général doit être un « bâtisseur de ponts » capable de maintenir le dialogue même dans les situations les plus tendues.
Transparence financière et réforme du développement
Face aux difficultés budgétaires que traverse l’ONU, Macky Sall a également promis davantage de transparence dans la gestion financière de l’organisation. Il s’est engagé à rendre accessibles aux États membres les comptes de l’institution ainsi que les propositions de réformes budgétaires et administratives.
L’ancien président sénégalais a enfin appelé à une réforme de l’architecture financière internationale afin de faciliter l’accès des pays en développement aux financements.
Le prochain secrétaire général des Nations unies prendra ses fonctions le 1er janvier 2027, à l’issue des deux mandats d’António Guterres. Si la tradition diplomatique plaide souvent en faveur d’une rotation régionale, la compétition reste ouverte et aucun favori ne se dégage, à ce stade, parmi les six candidats déclarés.
