RDC : le camp Tshisekedi condamne le nouveau mouvement politico-militaire de Joseph Kabila

Mohamed Fousso
3 min
Joseph Kabila

En RDC, la création du Front pour la refondation de la Nation (FRN), dirigé par l’ancien président Joseph Kabila, suscite de vives réactions. Dans le camp du président Félix Tshisekedi, plusieurs responsables politiques dénoncent une nouvelle initiative politico-militaire et accusent l’ex-chef de l’État de privilégier la voie des armes.

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RDC : Joseph Kabila visé par de nouvelles critiques après la création du FRN

Vital Kamerhe et l’AFDC dénoncent le choix des armes de Joseph Kabila. Parmi les réactions enregistrées figure celle de Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale sous Joseph Kabila puis sous Félix Tshisekedi. Il juge « grave » la posture de l’ancien président, qu’il accuse de prôner la paix tout en optant pour la lutte armée.

Vital Kamerhe rappelle les conséquences humaines des conflits, notamment les familles endeuillées, les enfants privés d’école et les populations contraintes de fuir. Il estime qu’« aucune ambition politique ne justifie de sacrifier davantage de vies congolaises », tout en réaffirmant son soutien à Félix Tshisekedi et en appelant les mouvements armés à privilégier le dialogue.

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L’AFDC réaffirme son soutien à Tshisekedi

L’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC), dirigée par Modeste Bahati Lukwebo, a également condamné la nouvelle rébellion. Le parti dénonce les destructions et les déplacements de populations, tout en plaidant pour un dialogue sincère et inclusif. Il réaffirme par ailleurs son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, la coalition réunie autour du président Tshisekedi.

Dans le camp présidentiel, les critiques contre Joseph Kabila se multiplient, portées notamment par des ministres, des gouverneurs et des parlementaires. Au sein de l’opposition, en revanche, aucune déclaration officielle n’avait été publiée par la Coalition article 64 (C64) au moment des faits rapportés, malgré une réunion tenue mardi soir.

Âgé de 55 ans, Joseph Kabila a été condamné à mort par contumace en septembre 2025 par la justice militaire congolaise pour notamment « trahison » et « crimes de guerre ». Il avait été accusé d’être l’un des initiateurs de l’Alliance fleuve Congo (AFC), liée au groupe armé M23, dont les composantes politiques et militaires sont présentées dans le texte source comme désormais absorbées par le FRN.

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