Brice Oligui Nguema effectue, ce lundi 20 juillet, une visite d’État en France où il doit s’entretenir avec son homologue Emmanuel Macron au palais de l’Élysée. À la tête d’une importante délégation composée de membres du gouvernement, d’opérateurs économiques et de représentants des médias, le chef de l’État gabonais va défendre plusieurs sujets d’intérêt pour son pays.
Transformation du manganèse, base militaire… les enjeux de la visite d’Oligui Nguema en France
Le Gabon et la France semblent bien à l’heure des nouveaux équilibres diplomatiques. C’est la dynamique que Brice Oligui Nguema a impulsée depuis son arrivée au pouvoir en août 2023. À Paris encore ce lundi matin, après la précédente visite d’Emmanuel Macron en novembre 2025 à Libreville, le président gabonais devrait défendre à l’Elysée, des projets visant à rééquilibrer leur partenariat entre le Gabon et la France, en vue du renforcement des retombées économiques pour le pays.
Parmi les principaux dossiers figure la transformation locale du manganèse, dont le Gabon est l’un des principaux producteurs mondiaux, rapporte Gabonactu. Le gouvernement gabonais souhaite que ce minerai, exploité notamment par Comilog, filiale du groupe français Eramet, fasse l’objet d’une première transformation sur le territoire national avant toute exportation à partir de 2029. Si Paris soutient cette orientation, les discussions portent encore sur le calendrier de mise en œuvre, les industriels estimant que les investissements nécessaires dans les infrastructures énergétiques et industrielles nécessitent davantage de temps.
Les échanges devraient également porter sur le projet d’approvisionnement en eau potable de Libreville confié au groupe français Suez. Signé il y a près d’un an, cet accord connaît plusieurs retards d’exécution, alors que les autorités françaises souhaitent voir les engagements contractuels être pleinement respectés.
La coopération militaire constitue un autre sujet majeur de cette visite. Libreville plaide pour une réduction progressive de la présence militaire française sur son territoire et réclame notamment le transfert du titre foncier de l’ancien Camp de Gaulle, symbole de la présence historique de l’armée française au Gabon.
À terme, la France et le Gabon envisagent une coopération recentrée principalement sur la formation des forces armées gabonaises.
