Omar Abdulkadir Artan, un arbitre somalien arrivé aux États-Unis pour participer à la Coupe du monde 2026, a été refoulé à son atterrissage par les autorités américaines. Washington évoque des antécédents de l’arbitre alors que son pays, la Somalie figure parmi les pays visé par le « travel ban » de l’administration Trump.
Mondial 2026 : polémique autour de l’arbitre somalien refoulé par les États-Unis
Omar Abdulkadir Artan fait la une de la presse sportive mondiale depuis le lundi 8 juin. Et pour cause, l’arbitre somalien a été refoulé samedi 6 juin à son arrivée aux États-Unis. La police aux frontières américaine (CBP) a expliqué qu’il avait été jugé « inadmissible en raison de problèmes liés à la vérification de ses antécédents » et que l’arbitre s’était dès lors « vu refuser l’entrée sur le territoire ».
Dans le milieu du football, l’affaire fait grand bruit. Le ministère des Sports somalien a pris la défense de son officiel. Selon le ministère des Sports, malgré d’« intenses démarches diplomatiques et des négociations avec les autorités compétentes du gouvernement des États-Unis et de la Fifa, dans le but de parvenir à une résolution immédiate, il n’a malheureusement pas été possible d’aboutir à un résultat positif ».
Pourtant, la Somalie réitère sa « pleine confiance en son intégrité, son professionnalisme et sa contribution continue au développement du football, tant en Somalie qu’à l’échelle internationale ».
Titulaire du statut Fifa depuis 2018, Omar Abdulkadir Artan officie dans le championnat somalien et a été nommé meilleur arbitre de l’année par la Confédération africaine de football (CAF) en 2025. Il était le premier arbitre somalien retenu pour une phase finale de Coupe du monde.
Âgé de 34 ans, il faisait partie des 52 hommes en jaune sélectionnés pour tenir le sifflet au Mondial coorganisé en juin et juillet par le Canada, le Mexique et les États-Unis.
