Le procureur de la CPI, Karim Khan est suspendu de ses fonctions avec effet immédiat depuis le 8 juin 2026. Et pour cause, il est visé par une accusation d’agression sexuelle.
Agressions sexuelles présumées : suspension du procureur Karim Khan !
Les nouvelles ne sont pas bonnes pour Karim Khan. Le procureur général de la Cour Pénale internationale (CPI) a été suspendu de ses fonctions pour agression sexuelle présumée. Le magistrat britannique est accusé par une employée de son cabinet.
C’est un nouveau développement dans ce dossier qui fragilise la CPI depuis près de deux ans. Désormais, la procédure disciplinaire est renvoyée devant les 125 États parties de la CPI, qui devront décider de son maintien ou de sa révocation.
Dans un communiqué sur site internet, la Présidence de la Cour pénale internationale prend note de la décision prise par le Bureau de l’Assemblée des États parties au Statut de Rome de renvoyer la procédure disciplinaire engagée contre le Procureur de la Cour devant l’Assemblée des États parties, en sa qualité d’autorité compétente ; de suspendre le Procureur de ses fonctions avec effet immédiat, dans l’attente de la décision finale ; et de convoquer une session extraordinaire de l’Assemblée des États parties afin qu’elle examine la question.
Karim Khan dénonce la procédure !
Si le procureur est menacé de sanctions pour « faute grave », ses avocats dénoncent une décision « illégale », « inéquitable sur le plan procédural » et « non étayée par des preuves ». Karim Khan devient le premier procureur de la CPI formellement suspendu par l’organe de supervision de la Cour.
Son avenir sera décidé le 17 juin, date de la prochaine assemblée des Etats parties. Ils devront alors décider s’ils révoquent ou non Karim Khan. En cas de révocation, l’Assemblée devra élire un nouveau procureur à la tête de la CPI.
